| | | La Traversée des Pyrénées : le LIVE | |
| | Auteur | Message |
|---|
Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Ven 24 Juil 2009 - 11:11 | |
| |
|  | | Christophe Interamicale Sonégienne


Age: 43 Nombre de messages: 645 Localisation: Chapelle-à-Wattines Vélo: Dusausoit jaune
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Ven 24 Juil 2009 - 19:17 | |
| Hyper génial pour ceux qui n'ont pas la chance d'y être !!! Pas nécessaire d'écrire un roman, mais quelques impressions, le niveau de difficulté, la météo, les trucs insolites... Bref, comme d'habitude !!! Tous mes voeux de réussite, et profitez-en bien tous les deux. Faites le plein de beaux paysages, de belles photos, et tout et tout. |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Météo Mar 28 Juil 2009 - 10:11 | |
| |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Cols fermés Mar 28 Juil 2009 - 13:27 | |
| |
|  | | J-Pierre Invité

 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Mer 29 Juil 2009 - 11:01 | |
| Devant monter aux cols au dessus du Tourmalet demain mercredi [lisez aujourd'hui], j'ai téléphoné à la gendarmerie de Campan vers 15h pour leur demander si l'info de fermeture du Tourmalet sur le site Bison futé était réelle. Le gendarme présent ne savait pas, et m'a proposé de rappeler ultérieurement afin qu'il puisse me renseigner. Je viens d'avoir l'info: C'est OUVERT m'a-t-il dit, info fausse du Bison donc !! Jean-Pierre Carreras CC |
|  | | Alain Invité

 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Jeu 30 Juil 2009 - 20:58 | |
| Bonjour à tous, Je rentre de faire le tour Aubisque - Soulor sous le soleil. Pas de fermeture effective, ni signalée. Il y a du gravillon entre l'Aubisque et le Litor. La plaque de Wim VAN EST est toujours en place. Bonnes balades à tous. @lain DARGET (PAU 64) |
|  | | Christophe Interamicale Sonégienne


Age: 43 Nombre de messages: 645 Localisation: Chapelle-à-Wattines Vélo: Dusausoit jaune
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Jeu 30 Juil 2009 - 21:19 | |
| Que du bonheur, je suppose... J'espère que l'adrénaline ne sera pas trop élevée, et qu'elle te laissera bercer par les bras de Morphée. Mes pensées se déplaceront avec toi. Bonne M... |
|  | | Christophe Interamicale Sonégienne


Age: 43 Nombre de messages: 645 Localisation: Chapelle-à-Wattines Vélo: Dusausoit jaune
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Sam 1 Aoû 2009 - 6:38 | |
| Salut à tous. J'ai reçu un mail de Pierre-Manu. Il aurait des problèmes de connection... Vous pouvez le lire ci-dessous: .
Dernière édition par Christophe le Sam 1 Aoû 2009 - 7:00, édité 1 fois |
|  | | Christophe Interamicale Sonégienne


Age: 43 Nombre de messages: 645 Localisation: Chapelle-à-Wattines Vélo: Dusausoit jaune
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Sam 1 Aoû 2009 - 6:58 | |
| Pierre-Manu a écrit, pour sa première étape : .
. Première étape : Biarritz – Oloron-Ste-Marie – 125,83 km Bref résuméJournée très ensoleillée ! Ciel bleu, 22° au départ à 9h45, 35° l'après-midi !! Rencontre très sympatique de Jean-Luc Parmentier, un cyclo Reimois, au km 16 qui partagea ma route pendant 20 bornes. 60 premiers kilomètres très doux (150 m de déniv), 66 derniers kilomètres beaucoup plus vallonnés (700 m de déniv). 5 tours du Vélodrome Eddy Merckx à Mourenx. 125,86 km en 5h50, 40' de moins que prévu. Anecdotes : - Mon gps s'est éteint à 1 km de l'hôtel, me faisant perdre toutes les données du jour. - Impossible de trouver un bon resto à Oloron-Ste-Marie, mais une dizaine de pizzerias ! - Grosses difficultés pour poster ce soir sur le forum (1 heure) - Et plus de wifi durant les 3 prochains jours... .
.
|
|  | | Christophe Interamicale Sonégienne


Age: 43 Nombre de messages: 645 Localisation: Chapelle-à-Wattines Vélo: Dusausoit jaune
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Sam 1 Aoû 2009 - 7:10 | |
| Aujourd'hui, Marie-Blanque. Je vais essayer de trouver quelques photos pour que je puisse me rendre compte des paysages, de la route... Temps superbe pour hier. Ah, la France... Il s'en est fallu de peu que je loupe ton message dans ma boîte de réception! Je serai plus attentif les prochaines heures. Bonne route. |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Dim 2 Aoû 2009 - 20:55 | |
| Contrairement à ce qui était annoncé, me revoici sur le forum grâce à la wifi du Touristic Hôtel de Luz-St-Sauveur. Voici donc le résumé de la deuxième journée. J'ai légèrement modifié celui du premier jour. Celui d'aujourd'hui suivra... . Deuxième étape : Oloron-Ste-Marie – Laruns – 44,63 kmBelle matinée, ciel bleu, 19° au départ à 9h15, 26° à midi, 23° au sommet de Marie Blanque. Le premier « petit col » est le col de Hourat (4C). J'ai du mal et pourtant les altimètres indiquent une pente de 6 %. Toutefois, très vite mes sensations se confirment, la pente augmente et les compteurs grimpent jusqu'à 15 et 16 %. Heureusement ces chiffres extrêmes ne durent que deux ou trois hectomètres. Ça passe. Rencontre d'un troupeau de moutons avec quelques béliers. L'un se dirige vers moi, je lui montre le troupeau et lui lance un « Allez » bien sec. Il m'obéit sans sourciller ! Voici Escot et le pied du col de Marie Blanque (1C). Après un kilomètre, je croise Brigitte qui me lance : « Tu as mangé du lion ? » Mais je sais que cette impression est faussée par la facilité du début du col. Les quatre derniers kilomètres sont terribles et plus encore que prévu. Depuis le début de l'ascension, le revêtement de la route accroche et ne rend pas. Je n'y prête guerre attention. Au cinquième kilomètre de l'ascension qui en compte neuf, le panneau annonce la couleur : le suivant aura une pente moyenne à 11 %. Mais comme actuellement c'est du 8 %, bientôt c'est 14 % qu'il faut assumer. Le kilomètre suivant est annoncé à 9,5 %. Cela me redonne du courage, mais une fois encore, la pente est très irrégulière et souvent à 12 %. J'ai du mal à appuyer sur mes pédales pourtant mon cœur bat à 160, ce n'est pas excessif ! À 2,5 km du sommet, je mets pied à terre, je me sépare de mes lunettes et m'éponge, car je transpire à gouttes. Je me ravitaille et repars. Après 500 m, l'avant-dernier kilomètre est annoncé : 13 % de moyenne ! C'en est trop ! Je m'arrête près de la voiture (« balai »). Non, je n'abandonne pas, mais là c'est la pause « panne sèche ». Elle durera 12 minutes, le temps de me refaire le moral. Car c'est là qu'est le problème, je n'ai mal nulle part. J'en profite pour me ravitailler en eau et me délester de quelques tubes vides. Un cyclo passe et me lance, c'est le plus dur. Il parlait du kilomètre 8, c'est clair. Je repars. Que la route s'incline à 12, 13 ou 14 %, je roule à 4 km/h !!! Pour ces pourcentages, il me faudrait encore quatre dents en plus sur mon dernier pignon. À 1,5 km du sommet, le revêtement change totalement et devient de très bonne qualité. Ma vitesse passe instantanément de 4 à 5 km/h. Le moral remonte et je comprends vite pourquoi ma vitesse, depuis le pied, était constamment amputée d'1 km/h. Je décompte un à un tous les hectomètres qui me séparent du sommet. Le dernier kilomètre est annoncé à 12 %, mais commence « en douceur ». Je me refais une santé, mais appréhende le final. En effet, à 400 mètres du but, je dois subir un dernier passage à 15 %. Toutefois, le revêtement et le col tout proche me permettent de passer sans défaillir. Je vois bientôt Brigitte qui scrute mon arrivée du sommet. Le final est plus humain, j'y suis enfin. Photo traditionnelle au sommet. Descente prudente facilitée par la carte du gps qui annonce les virages en épingle par un « demi-tour éminent » Le dernier petit détour par Aste-Béon me permet de grimper une petite côte à seulement 7 % avant de plonger vers Laruns. Les trois derniers kilomètres m'offrent une vue sensationnelle sur les montagnes environnantes, au nombre desquelles se trouve l'Aubisque que je gravirai demain... 44,63 km en 3h09 + une pénalité de 17' pour les arrêts dans l'ascension d'un col. Au total, 13' de plus que prévu. Anecdotes : - Les traces de mon gps (trajet enregistré sous forme de chapelet de points) étaient très partielles (comme hier), il manquait des points !! Heureusement, comme je connaissais bien la route pour l'avoir travaillée longtemps, je m'y suis, comme hier, toujours retrouvé. - Ce midi, un vieil autochtone a prédit à Brigitte de l'orage en soirée, cette nuit et demain matin. - La pluie annoncée a commencé en fin d'après-midi. .
.
|
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: étape 3a Lun 3 Aoû 2009 - 9:06 | |
| Compte-rendu de la journée de dimanche : .
. Troisième étape : Laruns – Luz-St-Sauveur – 66,80 kmIl pleut ce matin sur Laruns et les montagnes sont dans les nuages. La décision de reporter ou d'annuler l'étape est postposée. Dix heures, la pluie fait place à la bruine. Onze heures, la bruine a cessé, mais l'Aubisque est dans les nuages. Quand le ciel se lèvera-t-il ? Je prends le pari d'un arrangement rapide des conditions météos, au moins plus rapide que moi dans la montée. Je décide de partir à l'assaut du premier géant, l'Aubisque col Hors Catégorie. L'ascension est longue de 18 km. Les routes sèchent vite. Au pied, il y a 19°. Je prends mon rythme. Je passe Eaux-Bonnes au km 6, nous avons perdu 3°. Au km 7, la moyenne est de 9 km/h, mais les choses sérieuses vont seulement commencer. D'abord le kilomètre le plus dur à 10 % de moyenne. Mais comme dans Marie-Blanque, les pourcentages varient constamment : 10 % de moyenne doit se lire de 6 à 14 %. Après Marie-Blanque et son kilomètre à 13 %, la pente n'est plus un problème. Je roule à mon rythme sans me défaire. Tous les kilomètres qui suivent auront une pente moyenne de 7 à 10 %, c'est la longueur qui cette fois mine le moral, car il commence à faire froid et humide. Le plafond est à Gourette et ne semble pas vouloir se lever plus. À 8 km du but, je me demande ce que je suis venu faire dans cette galère. Il reste encore plus d'une heure et demi d'ascension. Je m'alimente et continue. C'est un col HC, pas question d'y mettre pied à terre ! Gourette à 4 km du sommet, encore 3° de moins, il en reste 13 ! « Vous montez tout en haut du col ? » me lance un couple de marcheurs incrédules. Les nuages, j'y rentre. À partir de maintenant, on y voit à 100 m et la bruine a refait son apparition. Le froid et l'humidité durcissent les jambes. Mais à trois bornes du sommet, je sais que j'arriverai au bout, le moral remonte. À l'approche du sommet, il faut éviter les vaches qui font leur jogging dominical paisiblement. Il faut aussi subir un dernier passage à 15 %, court heureusement. Le sommet est atteint en 2h34. Il y a 11°. Je me couvre de ma veste d'hiver pour faire la descente. J'avais fait la montée en maillot ! Je mange une tartine et repars. Je descends très prudemment, jamais plus de 25, car la route est humide et les mains froides. Ici, il fait même 10°. Je passe un premier tunnel dans le noir total. Il forme un coude et il faut attendre quelques secondes avant de voir la sortie. Heureusement, par ce temps, les touristes sont rares. Monter au Soulor ne dure ici que deux ou trois kilomètres. J'y suis venu en famille il y a trois ans, j'ai l'impression d'être chez moi. Pause repas au sommet. Puis, plongée sur Argelès. La route est plus rapide et au très bon revêtement, donc pas stressante. En bas, 7 km de voie verte dans la vallée. Un réel plaisir, trop court. Il me reste à remonter sur Luz. La pente une fois de plus n'est pas régulière et une belle montée de 7% alterne avec un faux plat descendant... Il me reste du jus et j'appuie sur les pédales. Il est trop tard et le ciel beaucoup trop bas pour aller taquiner la montée vers Luz-Ardiden. Nous verrons demain, si le ciel s'ouvre... un peu. 66,80 km en 4h41'45'', soit seulement 34'' de plus que prévu. Anecdotes : - un cortège de 24 motos espagnoles m'a dépassé urant la montée de l'Aubisque. - j'ai croisé le même cortège qui redescendait de manière plus éparse durant les ultimes hectomètres. .
Aujourd'hui, lundi, journée de repos ou montée HC vers Luz-Ardiden ? Le ciel est très bas, ce matin impossible de monter... Midi, le soleil pointe enfin le bout de son nez, mais Luz-Ardiden est toujours dans les nuages... |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Lun 3 Aoû 2009 - 15:08 | |
| .
.
Seize heures, les nuages, sombres pour certains, continuent leur siège des cimes. L'après-midi aura été consacrée au repos et à la récupération. Je reviendrai pour conquérir Luz-Ardiden, mais ce bonus, sous forme d'aller-retour Hors Catégorie, n'est plus, désormais, au programme de la Traversée 2009. Demain, la météo nous annonce un ciel dégagé et des températures très élevées en après-midi. Il faudra donc partir tôt pour gravir le Tourmalet, point d'orgue du séjour. Une raison supplémentaire pour ne pas surcharger la soirée d'aujourd'hui. .
. |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Mar 4 Aoû 2009 - 6:50 | |
| |
|  | | Christophe Interamicale Sonégienne


Age: 43 Nombre de messages: 645 Localisation: Chapelle-à-Wattines Vélo: Dusausoit jaune
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Mar 4 Aoû 2009 - 9:17 | |
| Où es-tu, à quel stade de l'ascension? Fait-il chaud, est-ce dur? Vivement les commentaires!!! |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Mar 4 Aoû 2009 - 15:17 | |
| .
. . . . . Hey, j'ai pas la wifi sur mon vélo !!! |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Mar 4 Aoû 2009 - 15:33 | |
| .
. Quatrième étape : Luz-St-Sauveur – Bagnères-de-Bigorre – 49,39 km9h27 – 19°. Je m'élance à l'assaut du Tourmalet, le Géant des Pyrénées qui culmine à 2115 mètres. Au centre de Luz-St-Sauveur, premier carrefour à gauche, les choses sérieuses commencent tout de suite. Les jambes prises à froid font mal. Je ne m'emballe pas. La rudesse des premiers hectomètres laisse place à un échauffement plus raisonnable : jusque Barèges la route s'élève sans excès à 6% de moyenne. Après deux kilomètres, un premier cyclo de Vendée me dépasse en me lançant : « Je n'en peux plus » Pourtant, il tourne les jambes et va deux fois plus vite que moi. Il me prend dix mètres puis vacille. Je le dépasse au moment où il met pied à terre. Je ne le reverrai plus. Quarante autres cyclos me dépasseront. Ils rythmeront mon ascension. Oui, j'y suis arrivé, mais les sensations mêlées sont étranges. En voici quelques-unes pèle-mêle. Durant les dix premiers kilomètres, j'ai été asphyxié par le balai incessant des voitures. Tout le monde s'était donné rendez-vous là-bas. Durant les huit premiers kilomètres, je roule la plupart du temps à l'ombre entre 18 et 20°. Une première moitié d'ascension plein est avec, de temps en temps, un petit double lacet qui permet de monter en contemplant le spectacle grandiose de la montagne laissée derrière soi. À 10h00, je passe l'altitude 1000, après 5 km. À 11h00, je passe l'altitude 1.500, après 11,5 km. Les choses sérieuses ont commencé ! Le décor change. La première partie nous offrait des arbres à droite et de belles montagnes vertes à gauche. La deuxième partie nous propose trois bornes sous la forme d'un grand virage qui nous amène au pied du final. Il n'y a plus de protection végétale, la température monte très rapidement à 30°. Je double une vache qui descend vers moi. Il reste cinq kilomètres, pour la première fois, je peux admirer le grandiose final qui s'affiche tout entier devant moi : les lacets bien marqués et le restaurant au sommet. Le dessin des lacets est également sur la carte du gps. Le final est mémorable. Il fait toujours aussi chaud, mais ici, il y a du vent. L'air y est paradoxalement plus respirable. Sur le bord de la route, de nombreux iris font leur apparition. À trois kilomètres du sommet, les voitures sont arrêtées par un troupeau de moutons qui traversent la route, mais vu ma vitesse, ils sont tous passés quand j'arrive. Tous ? Non, car d'autres en retard ont décidé de les suivre. Tandis qu'une voiture en face s'est arrêtée pour en faire la photo, j'improvise un « Allez » qui les fait accélérer. Ayant trouvé le mode d'emploi, j'en lance quelques-uns à la suite au point que les moutons retardataires se mettent à courir ! Je passe ainsi sans problème et tampis pour la photo de la madame... À deux bornes du but, la route propose un replat de 200 mètres à 2 %. Cela fait du bien, mais cela doit se payer, il y aura plus de 10 % pendant plus d'1,5 km... La cerise sur le gâteau, le meilleur pour la fin. À 1,4 km du sommet, le 31, lisez le 31ème à me dépasser, me lance un « courage » qui fait du bien. Dernier lacet, 500 m, 12 %, l'émotion grimpe, les larmes me montent et mon cœur qui n'a jamais dépassé les 160 pulsations, s'emballe, 170, 182. C'est fantastique. Malgré la pente, de 5 km/h, je passe à 7,5, tiré par le géant « Octave » qui trône au sommet. Au sommet c'est la cohue. Intenable. Pire, quelqu'un a volé le panneau sommital. Un sentiment d'injustice m'envahit. Je ne m'éternise pas. Je plonge. Après un peu plus d'un kilomètre, je prends un petit chemin de cailloux pour aller chercher le col des Iris. La peur d'éclater un pneu ne dure que les dix minutes nécessaires à l'aller-retour. Un « + de 2000 » supplémentaire pour le club des cent cols. La suite consiste à rallier Bagnères-de-Bigorre. D'abord une superbe descente jusque Ste Marie de Campan. Il faut juste faire attention à : - un automobiliste du mardi qui coupe la route, sans sourciller, à un groupe de cyclistes lancé à 40 km/h. Heureusement, je maitrise le vélo et arrive à ralentir suffisamment. - un troupeau de lamas occupant la moitié de la chaussée. Les appels de phares de voitures m'avaient mis sur mes gardes. - un âne faisant la montée en solitaire côté descente bien sûr. Le final jusque Bagnères est moins pentu et moins roulant. Le vent assez fort est de face, mais sur le grand plateau j'enroule avec plaisir. 49,39 km en 3h46, soit 4'30 de moins que prévu. .
.
|
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Mer 5 Aoû 2009 - 18:22 | |
| |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Ven 7 Aoû 2009 - 9:14 | |
| |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: étape 5 Ven 7 Aoû 2009 - 11:20 | |
| .
. Cinquième étape : Bagnères-de-Bigorre – Bagnères-de-Luchon – 72,30 kmDéjeuner matinal, une demi-heure plus tôt que d'habitude. Aujourd'hui, c'est l'étape reine : trois ascensions au programme : Aspin, Peyresourdes et Superbagnères, la dernière montée étant un bonus HC en aller-retour à partir de la ville d'arrivée. Au départ, 8h57, le ciel est couvert et les cimes masquées, mais le moral est bon. Comme la météo a annoncé un ultime jour de soleil, je me suis bien protégé malgré le ciel bien chargé de Bagnères-de-Bigorre. Il y a 19°, c'est bien agréable. Hélas, après dix minutes, les premières marques du temps se font sentir : le bord de ma selle me fait terriblement souffrir. Je cherche une position apaisante, mais suis bien conscient de ne plus être assis dans l'axe, j'espère que cela n'engendrera pas d'autre problème physique. Les premiers kilomètres montent doucement et offrent un très bon échauffement. Toutefois, comme toujours depuis le début de la traversée, un kilomètre indiqué à 2 % peut cacher des passages à 9 % !! Cela va faire chuter la moyenne, mais je monte à ma main. Le col d'Aspin est long (24 km), mais ne vaut que pour ses cinq derniers kilomètres à 8 % de moyenne. Ici, ce sont des chevaux qui paissent au sommet. La route est belle, le décor majestueux, indéniablement un tout beau col. Beaucoup de gens au sommet, je mange deux petits pains et repars vers Arreau, pied du col suivant. Il y avait 19° au départ, 24° au sommet d'Aspin. Maintenant le ciel est bleu et il y a déjà 30° à Arreau. L'entame du col de Peyresourde s'apparente plus à une traversée de vallée tant les pourcentages moyens sont faibles. Le décor est magnifique. À 10 km du sommet, les premiers panneaux, disposés tous les kilomètres comme dans chaque col, font leur apparition. Je sais que les 7 derniers kilomètres seront sérieux avec plus de 8 % de moyenne. Depuis le début du voyage, c'est la première fois que j'enchaine deux longs cols. À 4 km du sommet : « oh un renard ! » Comme si je venais de l'appeler par son prénom, celui-ci s'arrête, me regarde et repart. Ma selle me fait toujours souffrir et voici qu'elle se met à grincer. On se demande qui de la selle ou la cuisse souffre le plus ? La température monte avec moi et les derniers hectomètres sont à 37 et bientôt 38° !!! Je prends garde à bien boire. Deux grands bidons seront nécessaires à l'ascension de Peyresourde contre un en temps normal. Je veille aussi à ne pas faire monter la pompe et à rester autour des 160 pulsations. J'arrive bientôt au deuxième sommet de la journée. Je n'y ai pas réfléchi avant durant la matinée, mais il est clair que Superbagnères ne sera pas pour aujourd'hui. Je n'ai plus le jus pour gravir 18 km dont 12 à bonne pente. Et puis, j'ai mal au c... à la selle. Je mange le reste de mon diner et plonge prudemment sur Bagnères-de-Luchon, où j'arrive néanmoins une minute avant la voiture... Côté Superbagnères, le sommet est dans les nuages, pas de regret. 72,30 km en 5h01, soit 10' de plus que prévu. .
.
|
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Ven 7 Aoû 2009 - 11:36 | |
| |
|  | | Thomas Interamicale Sonégienne


Age: 20 Nombre de messages: 22 Localisation: Douvrain Vélo: Giant vtt & route
 | Sujet: courage Sam 8 Aoû 2009 - 13:39 | |
| Après avoir lu le compte-rendu de ton étape  à haute voix pour Pierre-Alexandre et Chloe la fille de Mathieu, nous nous sommes dit que tu étais soit passionné, soit fou ! As-tu vu des marmottes point d interrogation Tu devrais venir nous rejoindre en Slovénie en passant par les Alpes. Ici les vélos sont venerés, ils sont prioritaires sur tout : piétons, voiture... Ils ont même leurs autoroutes. Bisous à maman. Désole pour les fautes mais c est un clavier slovène et les touches ne correspondent pas toutes  |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Sam 8 Aoû 2009 - 16:30 | |
| .Non, je n'ai pas vu de marmottes, hélas... Mais évidemment, j'en ai trouvé une belle pour ma collection. Bizz à vous tous ! |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: étape 6 Sam 8 Aoû 2009 - 16:38 | |
| .
. Sixième étape : Bagnères-de-Luchon – St-Girons – 79,78 kmLa pluie annoncée, mes problèmes de selle et les pourcentages exigeants de la journée, autant d'inquiétudes matinales que je ne peux nier. Pour la selle, je teste un traitement (fucidin) depuis deux jours dont nous observerons aujourd'hui l'efficacité. Les pourcentages, je les ai redécouverts avec surprise hier soir en préparant l'étape : Menté (1C), ce sont 9,3 km à 9,1 % de moyenne et Portet d'Aspet (2C), ce ne sont que 4,2 km, mais à 9,7 % de moyenne et je sais maintenant que, dans les Pyrénées, derrière une moyenne se cache souvent un écart type élevé ! Mais bon, la montagne c'est tout de même le but de cette traversée, non ? Mais pour la pluie, les motards qui partagent notre hôtel et notre départ se sont déjà fait à l'idée qu'ils ne pourront pas l'éviter de la journée. Le ciel est si bas que la cime de certaines montagnes doivent pointer par dessus. Nous irons aussi loin que le ciel ne le permettra. La première partie de l'étape du jour consiste à rallier St-Béat (km 20). Même si le décor est toujours jalonné de montagnes, ce début de parcours a très peu en commun avec les jours précédents. Un échauffement en douceur. J'arrive un quart d'heure plutôt que prévu au pied du col de Menté. Les choses sérieuses commencent. Le premier kilomètre est dur, mais passe bien. Le jour de repos et les deux suppléments de pâtes demandés hier semblent avoir remis mes batteries à flot. Le ciel se rapproche. Il fait humide, mais il ne pleut pas encore. Ça roule bien. Mon cœur est à 143, c'est peu ! Au milieu de la montée le kilomètre le plus dur, avec en prime un passage à 16 %. Ça passe. La visibilité en toujours bonne, le nuage monte avec moi. Un peu de bruine, mais après quelques minutes cela passe. Cependant, il fait toujours bien humide. Les cinq derniers kilomètres sont balisés et des bottes de foin sont disposés sur le bord de la route. A 3 km du sommet je reconnais le virage de la chute d'Ocaña en 1971. J'arrive ensuite dans les lacets du final. J'interpelle des ouvriers qui y travaillent. Une descente est organisée aujourd'hui pour skates, planches, rollers... Ils attendent que la route sèche pour débuter. C'est ma chance, si la route n'était pas mouillée, la route aurait été barrée !!! J'arrive au sommet avec un nouveau quart d'heure d'avance, c'est la première fois que je prends du temps dans une ascension. Photos rapides au sommet, j'enchaîne directement avec le col de Lagues qui est juste un kilomètre plus haut. Je repasse par le col de Menté et plonge dans la descente prudemment car de ce côté, la route est très humide et le brouillard épais. Après un nouveau kilomètre, pause repas au col de la Clin. La descente achevée, voici le pied de Portet d'Aspet. Dans le premier virage, après deux-cents mètres, le monument Casartelli, où je fais une courte pause. Sans m'emballer, je finis l'ascension toujours dans le brouillard. Le rythme est devenu habituel. Marie-Blanque est loin. Dernière pause au sommet. Après le dernier col, j'entre dans une vallée bien dégagée. Plus de menace du ciel, plus de brouillard et la route sèche. Je descends les lacets prudemment avant d'arriver dans les 30 derniers kilomètres en faux plat descendant. Je fonce grand braquet. Ce qui fait parfois dur dur quand la route remonte un peu. Je rejoins Saint-Girons avec un troisième quart d'heure d'avance. L'arrivée à l'hôtel est, petite surprise, au bout d'un raidillon de 100 mètres à 15 % !! Juste le temps de mettre tout à gauche et voilà une belle journée qui finira par une heure à la piscine chauffée de l'hôtel. 79,78 km en 4h52, soit en 45' de moins que prévu. .
.
|
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Dim 9 Aoû 2009 - 7:03 | |
| |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Dim 9 Aoû 2009 - 8:19 | |
| |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Dim 9 Aoû 2009 - 9:38 | |
| |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Lun 10 Aoû 2009 - 19:36 | |
| |
|  | | Walter Roelants Observateur Discret


Age: 52 Nombre de messages: 2 Localisation: Auderghem
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Mar 11 Aoû 2009 - 13:00 | |
| |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Mar 11 Aoû 2009 - 17:56 | |
| Des nouvelles de la... septième étape : St-Girons – Ax-3-Domaines, annuléeL'étape était plus jolie qu'il n'y paraissait sur le papier. C'est le cœur brisé que j'ai décidé de l'annuler. De plus, en quittant l'hôtel, le ciel bien que fort gris semblait ne plus vouloir s'épancher. Mais comme prévu et pour m'enlever tout regret, l'ascension du col de Port se fit intégralement sous la pluie. À Tarascon-sur-Ariège, nous avons décidé de continuer et d'aller découvrir les petites routes choisies pour la fin de l'étape. Le soleil revînt et ce fut une agréable après-midi, mais il n'était plus question de monter sur la bicyclette. Nous avons fini par la montée vers la station d'Ax-Bonascre, où se trouvait notre hôtel avec gracieusement sauna et jacuzzi réparateurs. La préparation mentale à la grande finale avait commencé. |
|  | | Pierre-Manu Président


Age: 43 Nombre de messages: 2099 Localisation: Douvrain Vélo: Eddy Merckx
 | Sujet: Re: La Traversée des Pyrénées : le LIVE Jeu 13 Aoû 2009 - 21:01 | |
| .
. Huitième étape : Ax-3-Domaines – Port-Barcarès, 169,14 km.Après la désillusion de la veille – pour rappel, l'étape 7 avait dû être annulée à cause de la pluie – c'est gonflé à bloc que je me prépare pour la dernière étape de la Traversée des Pyrénées 2009. C'est la seule nuit passée en altitude qui se termine, la tête dans la montagne à 1.400 mètres. Le décor, bien que brumeux, nous rappelle tout ce que nous venons de vivre durant les dix jours écoulés. En regardant vers le sud, c'est Andorre, à vingt kilomètres, qui me fait déjà imaginer un futur voyage. Le départ consiste en la descente de la station. La route est dans un état très inconstant et humide. La prudence est de mise. Nous sommes vite arrêtés par les ouvriers qui refont la route. La circulation est alternée. La patience est récompensée par un revêtement impeccable au-delà des travaux. La route y est très large et donc très agréable. En bas, j'arrive à Ax-les-Thermes que je tente de traverser, mais j'y renonce rapidement car les rues ont des sens uniques non gérables. Je reprends la route principale et me dirige vers le pied du Col du Chioula. C'est le dernier col du Tour de France de notre voyage, classé deuxième catégorie, il monte pendant 10 km à des pentes « raisonnables », moyenne autour de 8 %. Je roule donc assez facile, souvent 1 km/h au dessus de mes repères usuels. Je garde même un cyclo en point mire de nombreux kilomètres. Au sommet, je finis facile à 15 km/h. La troisième partie de cette étape consiste, en restant sur les crêtes, à cueillir quelques cols sans trop de difficultés. Du col du Chioula (km 18, alt.: 1.431), je rejoins rapidement le Col d'En Ferret (km 19, alt.: 1.421) et le Col de Marmare (km 20, alt.: 1.361). Le Col des Sept Frères (km 28, alt.: 1.253) est l'occasion d'une petite remontée dans la descente. D'une façon générale, en effet, la route descend et le braquet utilisé n'a plus grand chose de commun avec ceux des jours précédents. De gros nuages gris s'amoncellent au nord. Le vent du sud-ouest semble les pousser, mis je dois encore me diriger vers Quillan (au nord) et la météo a annoncé de la pluie matinale sur le milieu de l'étape. Le Col des Rives (km 40, alt.: 907), le Col de Coudons (km 53, alt.: 883) et le Col des Bans (km 57, alt.: 670) se succèdent jusqu'au Col du Portel (km 58, alt.: 601) et sa descente en lacets. En bas, se trouve Quillan et le début du quatrième acte de la journée. La route est plus importante et plus fréquentée, mais reste agréable. Elle vaut surtout par la traversée surprise – car changée la veille du départ de Douvrain – du défilé de Pierre-Lys. Grandiose ! Cependant voici un tunnel. Il a l'air court et rectiligne, car j'en vois le bout, mais il y fait noir, bien noir. J'essaie suivre une ligne droite. Une voiture arrive derrière moi, ses phares me permettent de visualiser la ligne blanche sur le sol de la suivre scrupuleusement. Je suis bientôt sorti. Ouf. La route s'élève très doucement depuis Quillan (1-2 %). À proximité d'Axat, le rond-point aux ours est notre point de ralliement pour la pause de midi. Km 76 – 3h37 de route, une demi-heure d'avance sur le timing – dén.: 1.000 m. La pluie est tombée avant notre passage en témoigne la route encore humide, mais maintenant, le ciel est bleu et le soleil radieux. Pause repas. Il reste autant de kilomètres avant l'entrée sur la voie verte finale. Je vais bien et j'en suis sûr l'étape se fera dans son intégralité, j'irai chercher tous les petits cols de l'après-midi. Je mange un sandwich jambon et deux yaourts. Je repars vers le Col de Campérié (km 78, alt.: 514), deux bornes à 5 %. Je continue sur la « grand » route vers le Coll de Segas (km 85, alt.: 380). Le cinquième acte va commencer. Je quitte ce grand axe et m'enfonce dans le pays. Durant cette partie, les cols iront se chercher en grimpant quelques kilomètres des pentes les plus diverses. Le Coll del Mas est un long (5 km) petit col aux pentes gentilles (5 %). Le décor ici devient « provencal », vignes, oliviers et petits villages faits de mas. Pour aller chercher le col suivant, idée de fin juillet, nous prenons une route douteuse sur la carte. Il s'agit d'un chemin très pentu en descente dont le revêtement est craquelé. Très doucement, nous rejoignons le pied du Col de Lacroux (km 108, alt.: 385). La montée dure deux bornes, la route est excellente et très large, digne d'une station de sport d'hiver. À mi-chemin, nous traversons le village de St Arnac. Les pourcentages sont assez élevés, parfois plus de 10 %. Dans la descente, une belle éolienne trone très impressionnante, très près du sol. Pour rejoindre le Col del Loup (km 119, alt.: 199), je quitte la route par un petit chemin caillouteux au milieu des vignes. Vu la pente finale, ma vitesse est peu élevée et le risque faible, mais je n'en mène pas large. Je suis content de retrouver une belle route au sommet. Je plonge vers Latour-de-France, très beau village dont le nom ne me laisse pas insensible ! Les points sensibles du parcours (routes douteuses, tunnel...) sont derrière moi. À Estagel, je prends à droite la D1, une petite route vers la dernière difficulté : le Col de la Dona (km 131, alt.: 200). Un beau petit col qui a la particularité de ne pas finir au point col. En effet, une fois le col atteint, je prends la route à gauche qui monte vers le village de Calce. Au sommet, il me reste 31 km. Je vois la méditerranée pour la première fois. Je plonge dans une belle descente en gardant la mer à vue. Comme chaque jour depuis la deuxième étape, je roule en me servant de la carte qui figure sur mon gps, mais en laissant de côté le côté guidage, car je ne veux plus perdre les données récoltées. Dans la montagne, c'était assez facile, ici, je me débrouille grâce à l'énorme préparation de cette étape avant le départ. Baixas, Espira et Rivesaltes, voici enfin l'entrée de la Voie Verte de l'Agly. J'ai l'impression d'être sur mes Champs-Élysées. Le revêtement en bitume neuf est royal. J'enroule tout à droite. Quelques passages sous des ponts – petite descente et remontée – me font penser à la rue de Rivoli. Plus je me rapproche de la mer et plus je rencontre et dépasse des cyclistes touristes qui se demandent ce que fait un cyclo en maillot, cuissard et casque à cette allure (31-33) sur ce tronçon. Voilà bientôt le dernier kilomètre, je me dresse, revoici la Mer Méditerranée. J'ai réussi. Brigitte est là au bout de la voie au bord de la grande Bleue. C'est déjà la fin de cette grande aventure riche en émotion et en enseignement. Il y en aura d'autres ! 169,14 km en 7h58, soit en 55' de moins que prévu, dén.: 1928 m. .
.
|
|  | | | | La Traversée des Pyrénées : le LIVE | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |