21 février 2009
Étape 1 : DOUVRAIN – COUVIN
– Avec GPS –Le premier Tour de la Région Wallonne Cyclo de l’Interamicale a pris son envol samedi. Le but premier de cette épreuve cyclotouriste est de tester la faisabilité logistique de la Traversée des Pyrénées prévue pour l’été : utilisation du GPS, gestion des différents repas, lessive et séchage des vêtements, horaires et état général après le vélo en ville d’arrivée.
Les prévisions météo ne sont pas très bonnes pour la semaine, elles auraient été meilleures une semaine plus tard, mais elles étaient bien pire une semaine auparavant. Je testerai également les qualités des nouveaux équipements : cagoule, nouveaux gants, chaufferettes (pieds & mains).
Je suis confiant, concentré et bien entouré, Brigitte partage ma route.
Le départ est donné à Douvrain sur le coup de dix heures en direction de Quaregnon.
À la sortie de Quaregnon, le GPS me fait déjà comprendre qu’il va falloir que je le dompte. Je prends sur moi malgré ses injonctions continuelles à retourner au départ. Je me fais une raison : si je veux prendre du plaisir sur mon TRW, il faudra que j’utilise le Garmin pour rallier l’arrivée, le reste c’est du détail.
Me voici déjà à l’entrée de Givry. Le ciel est couvert, mais ils n’annoncent pas de pluie. Il y a 8°, c’est très agréable.
Après la montée vers Rouveroy, je poursuis dans un petit bois à Peissant par une belle petite côte aux pourcentages intéressants. Les paysages sont magnifiques, mais je ne suis jamais sûr de la route sur la carte du GPS qui m’invite toujours, par ailleurs, à rentrer à la maison... Je perds un certain temps à m’arrêter pour tenter de lui rendre raison. À Merbes-le-Château, il m’indique une mauvaise direction. Mais pour avoir encore travaillé sur mes cartes récemment, je sais que je ne dois pas aller par là. Je le réinitialise et repars dans la bonne direction. Ça roule.
Lors de la traversée d’un autre bois, à Leers-et-Fosteau, je vois un sanglier traverser cent mètres devant moi. Wow ! Quelques secondes plus tard, alors que je me rapproche, voilà deux autres sangliers qui suivent le premier. Là, je me demande s’il y en a encore. Je roule prudemment en regardant bien, mais ils sont tous passés. À l’orée de ce bois m’attend le premier ravito. Le petit déjeuner a été léger, alors il faut être prudent. Hop, deux sandwiches...
À peine reparti, je suis aiguillé par le GPS sur un chemin de terre. Je contourne cette embûche sans problème. Je commence à comprendre mon Garmin, je file vers le Barrage de l’Eau d’Heure.
Deuxième pause de midi sur les berges du Lac de Plate Taille, il est quatorze heures.
Bientôt, sur la route, je reconnais les flèches des Dragons Audax. Je suis sur le grand parcours de Mons-Chimay-Mons. Curieusement, le GPS vient de se décider enfin à me guider normalement. Serait-il résigné ?
Voici le château de Boussu-en-Fagnes que j’avais déjà croisé en 2007 lors de ma diagonale. À partir d’ici, les belles côtes se suivent jusqu’à l’arrivée au sommet du Barrage du Ry-de-Rome. Le Ry-de-Rome est une côte du
BIG dont les pourcentages oscillent régulièrement entre 12 et 14 %. Un beau final pour cette première étape.
Analyse des chiffres de l’étape 1 :88,14 km – 18,7 km/h – dén.: 1.176 m – coeff.:
1,33 – 7 à 8°C – couvert.
Il a fait bon rouler aujourd’hui. Pas de vent, pas de pluie, pas de froid, mais pas de soleil. Pas à pas, je rentre dans ce premier T.R.W.. Cette première étape était digne d’un beau brevet à dénivelé, mais les trois étapes qui viennent auront un profil plus accidenté. Cela promet !
Analyse logistique :• Il est important de me prévoir des pauses : max ¼ d’heure pour les petites, mais une heure pour dîner.
• Une fois terminés le bain et la lessive, il est déjà l’heure de l’apéro. En été, il faudra partir plus tôt le matin pour finir plus tôt dans l’après-midi.
• Je commence à gérer le GPS, j’ai réussi à lire le chemin durant toute la journée malgré tous ses caprices. Il faudra ajouter des points intermédiaires sur la carte lors de toute traversée de ville ou village, ainsi que sur les routes tortueuses.
22 février 2009
Étape 2 : HOUYET – ORVAL
– Avec la pluie –
Il est 9h15. J’ai décidé d’anticiper le départ de cette deuxième étape, car nous avons donné rendez-vous à 15h30 à l’hôtel à Virton. Le brouillard matinal est déjà levé. La pluie est attendue, mais il ne pleut pas encore. Il y a 6°. Profitons-en. Je prends la route qui descend en lacets vers la Lesse.
La première pause à lieu au sommet de la côte de Lomprez dans le bois (km 26) . Je mange bien, car ce matin encore, je n’ai pas bien déjeuné.
Je repars assez vite. Mais voilà, au kilomètre 30, la bruine s’invite. Ce n’est pas désagréable. La route est très accidentée ce matin. La bruine rafraîchit dans les côtes, mais elle invite à la plus grande prudence dans les descentes.
Le ciel est bas.
Voici le village de Redu et l’Euro Space Center. La pluie s’intensifie alors que j’arrive au rendez-vous de midi. Je me mets à l’abri et mange... à mon aise. Je prends mon temps. Le dénivelé de cette première moitié a été impressionnant : 833 mètres pour 38 km ! Un coefficient de 2,2... J’ai pris du retard et c’est bien normal. Pour être à l’heure à Virton, il faut couper dans le parcours, mais au vu de l’eau qui tombe, je n’ai pas trop envie de repartir. Je décide d’aller jusqu’à Saint-Médard en voiture.
À Saint-Médard, la pluie a fait place à de la bruine. Je décide de rouler le final jusqu’à l’Abbaye d’Orval.
Brigitte m’attend sur le bord de la route au cas où je voudrais abandonner.
Mais il n’en est pas question, je ne m’arrête plus aujourd’hui. J’irai jusqu’au bout, même lorsque la pluie s’intensifiera. J’ai ainsi droit à dix kilomètres de pluie plus drue, mais il ne me reste bientôt plus qu’à descendre sur Orval. La pluie finit par se calmer alors que je roule le long de l’enceinte de l’abbaye.
Voici Orval et sa bien belle abbaye. Cette dernière demi-étape longue de 24 km fut réalisée entièrement sous eau, prudemment. La hantise de la chute sur route mouillée n’est plus qu’un vieux souvenir.
Analyse des chiffres de l’étape 2 :A : 38,11 km – 15,6 km/h – dén.: 833 m – coeff.:
2,19 – 6 à 5°C – sec, puis bruine.
B : 23,95 km – 21,9 km/h – dén.: 211 m – coeff.: 0,88 – 5°C – pluie.
Σ : 62,06 km – 17,6 km/h – dén.: 1.044 m – coeff.:
1,68.
Il est difficile de se motiver seul sous la pluie quand les objectifs sont encore loin. Toutefois, ce premier Tour ne pouvait pas déjà être un échec, cela m’a suffit à me faire remonter sur le vélo.
Analyse logistique :• Sous la pluie, je n’ai pas eu froid, mais l’humidité sera-t-elle bien assimilée ?
• Il est important de me prévoir un timing plus précis en rapport avec les pourcentages de la route.
• Bien essorés les différents équipements sont secs en une nuit grâce à la chaleur de la salle de bain. Toutefois, cette chaleur n’est pas bonne pour la respiration nocturne. En été, les équipements sèchent au vent à la fenêtre de la chambre.
• Le GPS a fait mine de se planter dans la première descente de la journée. Mais une fois relancé, il a effectué le travail sans sourciller tout le reste de la journée. Dompté ?